Nacre & Tabletterie !
Non loin de Paris, dans le Pays de Thelle, et précisément à Méru (60) vous pouvez visiter une ancienne usine du XIXème siècle,
reconvertie en musée où en parcourant des ateliers de fabrication actionnés par une machine à vapeur, vous saurez tout sur le monde de la tabletterie et sur la fabrication du
bouton de nacre.
Tabletterie, tabletier, ces mots ont pour ainsi dire disparu de notre langue. Mais que signifient ces mots ?
A l'origine, un tabletier était un artisan qui fabriquait des tablettes pour l'écriture, (le parchemin n'existant pas encore) puis, petit à petit, en
s'associant à d'autres corporations, ils se mirent à travailler, l'écaille, l'ivoire, les os, la corne, l'ébène, la palissandre, le buis, la nacre et l'ambre et ainsi se mirent à fabriquer de
nombreux objets que l'on peut classer en quatre catégories :
Objets usuels, objets religieux, jeux et boîtes. Les premiers comprenaient les peignes,lunettes et les cannes, les souvenirs (étuis à tablettes), les bois
d'éventails. Les objets religieux consistaient en croix et christs de buis ou d'ivoire. Les boîtes de dimensions diverses, allaient des tabatières et boîtes à savonnettes aux coffrets à
nécessaires. Les jeux étaient très nombreux : échiquiers avec pièces en ivoire, damiers, lotos, trictracs, boîtes de fiches, bilboquets, dés, dominos, jeux d'osselets, etc...

Et c'est ainsi qu'à l'aube du XIXème siècle, la région de Méru (Oise) étant réputée par son savoir-faire en tabletterie, devient également la capitale de la
confection du bouton et principalement du bouton de nacre. La région au début du XXème employait encore près de 10 000 personnes et produisait en masse 500 millions de boutons par an en
moyenne.

Alors maintenant voyons comment l'on fabrique un bouton !
Plusieurs étapes étaient nécessaires pour assister à la naissance d'un bouton.
Une fois les coquillages triés, le boutonnier extrait de ces coquillages nacrés un maximum de « pions » à l'aide d'un tour à découper. Ce tour est
équipé d'une fraise, un tube creux, qui agit sur la coquille comme le ferait une scie cloche.
Puis viendront successivement :
Les boutons seront ensuite à nouveau triés et répartis en trois choix de qualité eux-mêmes partagés en "grosses" au moyen de pelles à compter. Ces pelles sont
pourvues de 144 petits creux dans lesquels se logent donc 144 boutons. Il existe autant de pelles différentes que de diamètres de boutons car les trous doivent toujours correspondre.
Et maintenant pour le plaisir des yeux, admirer donc tous ces jolis boutons !

Alors n'hésitez pas à vous y rendre, car vous y apprendrez énormément de choses, et c'est également une belle idée de sortie avec les enfants, car le musée
comporte également de nombreux ateliers interactifs pour eux. Pour plus d'informations, vous pouvez aller sur leur site :
http://www.musee-nacre.com/
J'espère que maintenant vous connaîtrez un peu mieux cet ami de longue date, qui pare nos vêtements depuis si longtemps, que nous l'avons oublié, peut-être dans une boîte en fer blanc...
http://www.musee-nacre.com/
J'espère que maintenant vous connaîtrez un peu mieux cet ami de longue date, qui pare nos vêtements depuis si longtemps, que nous l'avons oublié, peut-être dans une boîte en fer blanc...
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