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Nacre & Tabletterie !

par Daniela

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Non loin de Paris, dans le Pays de Thelle, et précisément à Méru (60)  vous pouvez visiter une ancienne usine du XIXème siècle, reconvertie en musée  où en parcourant des ateliers de fabrication actionnés par une machine à vapeur, vous saurez tout sur le monde de la tabletterie et sur la fabrication du bouton de nacre. 

  
Tabletterie, tabletier, ces mots ont pour ainsi dire disparu de notre langue. Mais que signifient ces mots ?
A l'origine, un tabletier était un artisan qui fabriquait des tablettes pour l'écriture, (le parchemin n'existant pas encore) puis, petit à petit, en s'associant à d'autres corporations, ils se mirent à travailler, l'écaille, l'ivoire, les os, la corne, l'ébène, la palissandre, le buis, la nacre et l'ambre et ainsi se mirent à fabriquer de nombreux objets que l'on peut classer en quatre catégories :
 
Objets usuels, objets religieux, jeux et boîtes. Les premiers comprenaient les peignes,lunettes et les cannes, les souvenirs (étuis à tablettes), les bois d'éventails. Les objets religieux consistaient en croix et christs de buis ou d'ivoire. Les boîtes de dimensions diverses, allaient des tabatières et boîtes à savonnettes aux coffrets à nécessaires. Les jeux étaient très nombreux : échiquiers avec pièces en ivoire, damiers, lotos, trictracs, boîtes de fiches, bilboquets, dés, dominos, jeux d'osselets, etc...


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Et c'est ainsi qu'à l'aube du XIXème siècle, la région de Méru (Oise) étant réputée par son savoir-faire en tabletterie, devient également la capitale de la confection du bouton et principalement du bouton de nacre. La région au début du XXème employait encore près de 10 000 personnes et produisait en masse 500 millions de boutons par an en moyenne.


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Alors maintenant voyons comment l'on fabrique un bouton !

 
Plusieurs étapes étaient nécessaires pour assister à la naissance d'un bouton.
Une fois les coquillages triés, le boutonnier extrait de ces coquillages nacrés un maximum de « pions » à l'aide d'un tour à découper. Ce tour est équipé d'une fraise, un tube creux, qui agit sur la coquille comme le ferait une scie cloche. 


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Puis viendront successivement : 

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Les boutons seront ensuite à nouveau triés et répartis en trois choix de qualité eux-mêmes partagés en "grosses" au moyen de pelles à compter. Ces pelles sont pourvues de 144 petits creux dans lesquels se logent donc 144 boutons. Il existe autant de pelles différentes que de diamètres de boutons car les trous doivent toujours correspondre. 


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Et maintenant pour le plaisir des yeux, admirer donc tous ces jolis boutons !


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Alors n'hésitez pas à vous y rendre, car vous y apprendrez énormément de choses, et c'est également une belle idée de sortie avec les enfants, car le musée comporte également de nombreux ateliers interactifs pour eux. Pour plus d'informations, vous pouvez aller sur leur site : 
http://www.musee-nacre.com/

J'espère que maintenant vous connaîtrez un peu mieux cet ami de longue date, qui pare nos vêtements depuis si longtemps, que nous l'avons oublié, peut-être dans une boîte en fer blanc...
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M
merci de nous faire partager des jolies choses
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M
merci pour cette belle balade!
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V
Un grand merci pour ce post et l'info sur ce musée.<br /> <br /> Et félicitations pour ces merveilleuses photos !
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M
avant que le musée existe je suis allée visiter une petite fabrique ancienne dans Méru, petite fabrique familiale c'était superbe, tout mainternant est regroupé dans le musée. Je conseille vivement à celles qui passent dans le coin d'aller le visiter c'est super intéressant.<br /> à bientôt
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M
Plein les mirettes !!!!
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C
bonjour, à propos de boutons, j'ai rencontré une dame aux puces de clignancourt (vernaison) qui dessinait des boutons et les présentait aux maisons de couture dans sa petite valisette, elle avait 18 ans à l'époque, toute une histoire ... elle en garde une merveilleuse collection très prisée ... joli métier ! çà donne des idées, merci Tine
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S
Moi qui ♥ les boutons, je me suis régalée.. <br /> Merci pour ce reportage qui nous en apprend !!
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C
Coucou....très sympa ton reportage qui nous donne envie de visiter ce beau musée ! Et surtout de prendre bien soin de ces jolis boutons....que nous dénichons...lors de nos ballades sur les brocantes....Bises...Muriel...
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A
merveilleux reportage !!! quel guide formidable tu fais ! bravo ! ce musée mérite vraiment d'être découvert ! je n'en reviens pas que la fabrique faisait travailler 10000 personnes !<br /> merci encore, les photos sont vraiment très belles.
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M
Un grand rayon de soleil et d'amitié en ce début de semaine cela encourage les idées créatives, c'est ma recette ! Géniale cette usine et tes commentaires, ce n'est pas très loin de chez moi alors c'est un but de balade géniale !<br /> Bonne journée, Mary-Claude
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A
J'ai le dépliant du musée que je dois aller visiter mais j'avoue très sincèrement que ton billet est de loin bien plus passionnant !!!Il faut qu'ils t'embauchent pour la promotion !!!!<br /> C'est vrai que ça donne envie de s'y rendre !!
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R
J'ai beaucoup aimé te lire sur la fabrication des boutons, très intéressant.<br /> <br /> Tout un art.<br /> <br /> Bon lundi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.
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S
Ton reportage est passionnant.<br /> Merci pour ce partage.
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F
Ben dis donc, ils pourraient t'embaucher au musée ! tu fais l'article mieux que moi, et pourtant j'y suis allée maintes fois et je l'adore ce musée, j'y envoie mes hôtes. Sais tu qu'ils vont le doubler et qu'il y aura un salon de thé ! on pourra y aller ensemble !
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D
J'avais déjà lu un article sur le sujet...mais il est vrai que ton reportage est passionnant. Il donne envie de visiter ce musée. Rien à vendre à la fin de la visite ?
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C
Merci pour cette agréable visite; Je retiens l adresse car suis une grande fan de boutons !<br /> Bizzzzzzz à toi<br /> Carole
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L
Formidable ton reportage... dire que je n'y suis jamais allée... dire également que le musée avait, il y a quelques années, installé un magasin à Compiègne mais qu'à l'époque je ne brodais pas.... je m'en mords les doigts aujourd'hui...
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C
Merci de ce très bon reportage Daniela, très interessant à lire et très beau à regarder, j'ai quelques plaques de boutons anciens, rien à voir avec nos boutons d'aujourd'hui...
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A
Maintenant, on sait tout.... sur le bouton!!<br /> Passionnant ce petit reportage et certainement A VISITER!! ce musée!<br /> J'adore les boutons "en nacre".. malheureusement, ils sont bien souvent en plastique maintenant.. cela n'a plus le même charme!!!
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D
Merci Daniela, ton reportage est très instructif. Je ne savais même pas comment été fabriqué un bouton mais maintenant l'ignorance est comblée...Bisous
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L
Je suis du même avis que Isa ! Ton reportage est passionnant!<br /> Bon aprés-midi
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I
Je suis sans voix, totalement epatée par ton travail de reporter; en plus de nous faire découvrir les trésors de ta région, ta présentation de toutes ces merveilles est fantastique!! Continue à nous instruire en nous faisant réver, c'est super!! En plus, j'en connais plus d'une qui va filer fouiller "les malles des grandsmères" à la recherche, non pas du temps perdu, mais des boutons et autres merveilles de la tabletterie. Bisous
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